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Profil De L’industrie Pharmaceutique Du Canada
Secteur canadien de la biotechnologie
La bioinformatique : passer de l'information à la connaissance
Secteur canadien de la génomique et de la protéomique
Profil De L’industrie Pharmaceutique Du Canada
L’industrie pharmaceutique est l’un des secteurs d’activité économique les plus rentables et les plus novateurs du Canada. Elle regroupe des fabricants de médicaments d’origine (y compris des entreprises biopharmaceutiques) et des fabricants de médicaments génériques. Les uns et les autres produisent des médicaments sur ordonnance et en vente libre.
Taille et structure de l’industrie
- Les ventes de produits pharmaceutiques sur le marché canadien représentent 2 p. 100 des ventes mondiales. Le Canada est le 8e marché pharmaceutique en importance du monde pour son chiffre des ventes; son industrie pharmaceutique occupe le 4e rang mondial pour le dynamisme de sa croissance (8 p. cent par année), après la Chine, le Mexique, et l’Espagne (IMS Health).
- Les entreprises de médicaments d’origine mènent des activités de R-D en vue de commercialiser de nouveaux produits brevetés ou des produits améliorés, alors que les entreprises de médicaments génériques mettent au point des copies de médicaments novateurs auparavant brevetés.
- En 2005, les entreprises de médicaments d’origine, appartenant pour la plupart à des intérêts étrangers, ont réalisé 84 p. 100 des ventes de produits pharmaceutiques sur le marché canadien, comparativement à 16 p. 100 pour les entreprises de médicaments génériques. Les médicaments génériques ont représenté 40 p. 100 du volume des ventes (IMS Health).
- En 2005, l’industrie de la fabrication de produits pharmaceutiques employait environ 40 000 personnes (dont les deux tiers dans le segment des médicaments d’origine). L’industrie est aussi source de 35 000 emplois indirects.
- Les entreprises de l’industrie sont concentrées dans les régions métropolitaines de Montréal et Toronto. L’emplacement des installations de R D repose fortement sur celui des grandes grappes bioscientifiques et sur les politiques gouvernementales.
- En 2005, les coûts de la R D étaient de 605 millions $US par médicament en moyenne dans le segment de la chimie pharmaceutique, et de 559 millions $US dans celui de la biopharmaceutique, sur une période de 12 à 13 ans (Tufts Center for the Study of Drug Development). Si l’on tient compte de l’amortissement des échecs de recherche et du coût de renonciation du capital, les coûts passent à 900 millions $US dans le segment de la chimie pharmaceutique et à 1,24 milliard $US dans celui de la biopharmaceutique (les coûts sont plus élevés dans ce segment en raison de délais de développement plus longs). Les entreprises diffèrent selon le type de médicaments, le nombre d’échecs et les fonds gouvernementaux octroyés pour la R-D. Les coûts de développement des médicaments sont moins élevés au Canada qu’ailleurs en raison des coûts moindres de la R-D et des essais cliniques (KPMG, 2006). Le développement d’un médicament générique peut nécessiter de deux à trois ans et entraîne des coûts de R-D, non seulement pour développer le produit mais pour démontrer son équivalence au médicament d’origine.
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Entreprises chefs de file
- En 2005, les 10 entreprises chefs de file ont effectué près de 60 p. 100 des ventes de produits pharmaceutiques (ventes de gros). Les cinq premières entreprises en importance ont réalisé près de 40 p. 100 des ventes totales sur le marché canadien (IMS Health).
- Pfizer Canada détient la plus grande part du marché canadien des médicaments, réalisant 13,4 % des ventes, soit plus du double par rapport aux autres entreprises chefs de file (IMS Health).
- Deux entreprises dominent le marché canadien des médicaments génériques : Apotex, appartenant à des intérêts canadiens, et Novopharm, une entreprise de Teva Pharmaceuticals (Israël). Ces deux entreprises détiennent environ 6 % et 2% du marché canadien des médicaments, respectivement (IMS Health).
Principales entreprises pharmaceutiques au Canada
(TMA, données agrégées, décembre 2005) |
| Rang |
Entreprise |
Emplacement
de la R-D |
Ventes totales
(en millions $) |
Part de
marché (en %) |
| 1 |
Pfizer |
Montréal |
2 288 |
13,4% |
| 2 |
AstraZeneca |
Montréal |
1 121 |
6,6% |
| 3 |
Johnson & Johnson |
Toronto |
1 106 |
6,5% |
| 4 |
GlaxoSmithKline |
Toronto |
996 |
5,8% |
| 5 |
Apotex |
Toronto |
950 |
5,6% |
| 6 |
Wyeth |
Montréal |
675 |
4,0% |
| 7 |
Novartis |
Toronto |
647 |
3,8% |
| 8 |
Sanofi-Aventis |
Québec |
625 |
3,7% |
| 9 |
Merck Frosst |
Montréal |
602 |
3,5% |
| 10 |
Bristol-Myers Squibb |
Montréal |
552 |
3,2% |
| Source : IMS Health, Canadian Drug Stores and Hospital Purchases |
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Secteur canadien de la biotechnologie
Secteur
- La biotechnologie est une technologie habilitante qui a des ramifications dans plusieurs secteurs traditionnels de l'économie, dont les soins de santé, l'agriculture, l'environnement, l'aquaculture, les forêts et les mines.
- Les dernières données publiées par Statistique Canada indiquent qu'en 1999 les recettes des 358 entreprises en biotechnologie du Canada s'élevaient à 1,9 milliard de dollars et qu'elles employaient 7 695 personnes dans des postes reliés à la biotechnologie. Environ 70 % des entreprises canadiennes œuvrent dans des domaines touchant la santé ou l'agroalimentaire, et le quart sont cotées en bourse. Plus de 75 % sont des entreprises de petite taille en pleine croissance, employant 50 personnes ou moins.
- En 1999, parmi les quelque 17 000 produits et processus biotechnologiques qui en sont à diverses étapes de leur mise au point ou sont déjà sur le marché, environ la moitié étaient encore à l'étape de la R-D. Le Canada se classe au premier rang mondial au chapitre des dépenses de R-D en biotechnologie par employé. Bien que le Canada se classe au deuxième rang quant au nombre d'entreprises vouées à la biotechnologie, la plupart d'entre elles sont de jeunes petites entreprises qui démarrent.
Innovation
- Le milieu canadien de la biotechnologie a connu une croissance remarquable et investit beaucoup en R-D, mais ses entreprises sont encore jeunes et doivent faire face à la concurrence d'autres pays industrialisés qui effectuent d'importants investissements dans ce domaine.
- Les entreprises canadiennes de biotechnologie ont effectué des investissements en R-D de plus de 827 millions de dollars. De cette somme, 84 % des investissements visaient le domaine de la santé. Les entreprises incluses dans le sondage réalisé par Statistique Canada en 1999 ont exporté des produits et services liés à biotechnologie dont la valeur s'élevait au total à 718 millions de dollars, et la valeur de leurs importations atteignait 258 millions. Selon BIOTECanada, plus de 2 500 demandes de brevets en biotechnologie sont déposées à chaque année au Canada.
- Le gouvernement fédéral participe activement à la R-D en biotechnologie. Outre ses activités de réglementation et les 300 millions de dollars versés à Génome Canada, les dépenses fédérales de R-D en biotechnologie atteignaient 380 millions en 1999-2000, soit 10,2 % de l'ensemble de la R-D fédérale.
- Le secteur pourrait se retrouver devant une pénurie de main-d'œuvre très spécialisée et de personnel compétent, comme des scientifiques, des ingénieurs, des techniciens, des gestionnaires et des spécialistes de la réglementation.
Personne-ressource :
Neil MacIntosh
(613) 954-3124
macintosh.neil@ic.gc.ca
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La bioinformatique : passer de l'information à la connaissance
La bioinformatique sera sûrement l'une des techniques, reliées à la mise au point de produits et de procédés biotechnologiques, dont la croissance sera l'une des plus rapides au cours des prochaines années. Étant donné les efforts internationaux déployés afin de déterminer la séquence de tous les gènes chez une variété d'organismes, dont l'être humain, l'intérêt pour la bioinformatique a monté en flèche. La bioinformatique est maintenant considérée comme étant un outil important capable de transformer des données ou de l'information en connaissances. L'importance de la bioinformatique continuera d'augmenter à mesure que de plus en plus d'entreprises de biotechnologie et d'établissements de recherche se tournent vers l'information génétique pour trouver des solutions à des problèmes complexes.
La bioinformatique possède le potentiel de révolutionner notre compréhension des procédés biologiques de base. La bioinformatique offre des outils, tels que des bases de données et des logiciels, permettant aux scientifiques de recueillir, de conserver et de récupérer une quantité, augmentant sans cesse, de données sur les séquences de gènes et de protéines. De nouvelles applications convoitées dans le domaine des soins de santé, de l'agriculture, de l'environnement, de la foresterie et de l'aquaculture sont à notre portée. Un exemple très intéressant est celui de la pharmacogénomique, soit l'utilisation de l'analyse génétique afin de déterminer les différences au sein d'une population qui expliquent les différentes réponses observées face à des médicaments spécifiques. Cela offre la possibilité de personnaliser une pharmacothérapie pour les personnes plus enclines à bénéficier d'un médicament en particulier.
Le gouvernement du Canada a pris l'initiative d'amener le Canada au premier rang en ce qui concerne les techniques génétiques grâce à Génome Canada. Cette collaboration entre le milieu de la recherche, l'industrie et plusieurs organismes gouvernementaux permettra au Canada d'être compétitif sur le plan international à condition de mettre en place la bioinformatique, étant donné qu'elle représente la base de plusieurs autres activités (génotypage, séquençage des gènes, protéomique et génomique fonctionnelle).
Le rapport Biotechnologies canadiennes 1998 : Le succès par l'excellence, préparé par BIOTECanada en partenariat avec Statistique Canada, Industrie Canada et Agriculture et Agroalimentaire Canada, définit la bioinformatique / la génomique comme l'une des trois techniques qui connaîtra une forte croissance au cours des trois prochaines années. Cette conclusion, en plus de la plus grande importance qu'attache l'industrie à la pharmacogénomique (dont la bioinformatique représente une partie importante), soulève la question à savoir si la capacité du secteur de l'industrie et du secteur de la recherche canadiens dans ce domaine sont en mesure de saisir les occasions.
Ce rapport donne une évaluation approfondie de l'infrastructure de la bioinformatique au Canada et analyse les problèmes qui pourraient être rencontrés à court et à long terme. Dans un premier effort majeur visant à quantifier et à qualifier le domaine de la bioinformatique au Canada, le rapport fournit de l'information sur :
les participants-clés du milieu de la recherche et de l'industrie en bioinformatique au Canada;
-
les faiblesses et les forces de la capacité bioinformatique du Canada;
-
les possibilités s'offrant au Canada et les obstacles auxquels il doit faire face dans le domaine de la bioinformatique;
-
la position du Canada comparativement aux autres pays utilisant la bioinformatique; et
-
les point-clés assurant le succès futur du Canada dans le domaine de la bioinformatique et ultimement dans le domaine de la biotechnologie.
D'après le rapport Biotechnologies canadiennes 1998 : Le succès par l'excellence, le secteur canadien de la biotechnologie est classé second au monde sur le plan du nombre d'entreprises utilisant des applications biotechnologiques, du nombre d'employés œuvrant dans ce secteur et des revenus générés par ce secteur. Afin que le Canada puisse conserver son rang comme chef de file en biotechnologie au niveau international, le Canada doit mettre en place une infrastructure solide permettant d'aider le secteur de l'industrie et les personnes engagées dans la bioinformatique ou dépendante de celle-ci. Présentement, le Canada se retrouve derrière l'Europe et les États-Unis dans le domaine de la bioinformatique, mais il a cependant l'occasion de gagner rapidement du terrain avec l'aide de quelques participants-clés.
Afin d'assurer que le Canada demeure compétitif au niveau mondial, il faudrait penser à apporter un soutien aux points suivants :
reconnaissance de la bioinformatique comme étant une discipline essentielle;
-
mettre au point des programmes d'éducation et de formation spécialisés en bioinformatique;
-
mettre en place un réseau concernant la bioinformatique afin d'améliorer la communication et la collaboration;
-
améliorer Ressource de bioinformatique Canada; et
-
encourager le transfert de technologie du milieu de la recherche vers le secteur de l'industrie.
En mettant en place les bonnes politiques, les bons programmes et les bons services en ce qui touche le secteur de la biotechnologie, Industrie Canada peut atteindre ses objectifs, dont ceux qui suivent :
améliorer le rendement du Canada en matière d'innovations;
-
faire du Canada le pays le plus à jour;
-
mettre en place un marché équitable, efficace et compétitif;
-
améliorer les conditions d'investissement; et
-
augmenter la part canadienne du commerce mondial.
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Qu'est-ce que la bioinformatique?
Le terme bioinformatique n'est pas bien défini. En termes généraux, c'est l'application de théorie analytique et d'outils pratiques de mathématiques et d'informatique afin de permettre la gestion informatique de toutes sortes d'informations de nature biologique. Les améliorations technologiques en robotique et en instrumentation ont amené la capacité de déterminer rapidement la séquence complète du génome ou le modèle codé d'organismes complexes (génomique). Représentant un plus grand intérêt encore, c'est le génome humain qui sera pratiquement complètement caractérisé d'ici un an. À l'aide des techniques de la génomique apportant des données expérimentales, allant de séquences de gènes à des niveaux d'expression génétique en passant par des interactions protéine-protéine, il est possible d'observer les organismes en tant que systèmes. L'analyse de tels systèmes révèlera des effets importants se produisant dans des parties d'un système dans lesquelles on ne s'y attendait pas. La bioinformatique est le champ d'étude cherchant à trouver des moyens de comprendre et d'utiliser cette information.
La quantité importante de données générées par la génomique pose des difficultés importantes. Les données fournies par littéralement des milliers de chercheurs dans le monde sont recueillies et organisées en bases de données constituées selon des sujets particuliers. Ces données sont détaillées, complexes et volumineuses et lorsqu'on y ajoute une partie plus détaillée de données sur la façon dont cette information se traduit en terme de fonction moléculaire, il en résulte une quantité importante d'information. Le défi qui va définir la bioinformatique en tant que science est celui de mettre toute cette information ensemble afin de faire des modèles de prévision de systèmes biologiques.
Introduction
L'évaluation de la nature de l'activité de recherche en bioinformatique s'effectuant au Canada relève du mandat de BIOTECanada, celui-ci visant à offrir un milieu favorable autant pour le secteur de l'industrie que pour celui de la recherche. En tant qu'association technologique qui est la voix de l'industrie de la biotechnologie et celle du milieu de la recherche au Canada, BIOTECanada s'efforce de promouvoir une compréhension plus générale de l'importance de l'industrie et des nombreux moyens par lesquels elle contribue à améliorer la qualité de vie des Canadiens. Une solide infrastructure de la bioinformatique a des répercussions importantes sur le succès de l'industrie de la biotechnologie en ce qui concerne l'utilisation de données sur les séquences de gènes et de protéines afin de mettre au point des produits et des procédés novateurs dont les Canadiens pourraient bénéficier.
Vers la fin de l'année 1999, les plus importants chercheurs dans le domaine au Canada ont soumis une proposition complète pour établir un réseau de centre d'excellence (RCE) en bioinformatique. Cette proposition traite de quatre secteurs de la bioinformatique, soit :
l'analyse de la séquence moléculaire et l'exploration en profondeur de données : vise la découverte de nouveaux gènes;
-
la génomique comparative : se concentre sur la comparaison de génomes entiers;
-
la génomique fonctionnelle : recherche la fonction biologique d'éléments génomiques; et
-
la mise au point de logiciels de bioinformatique : dont la priorité est de mettre au point des logiciels qui vont maximiser l'apparition de nouvelles possibilités.
À la suite de consultations auprès de plusieurs chercheurs dans le domaine de la bioinformatique, qui se sont déroulées au cours de l'étape de planification de ce projet, il a été confirmé qu'il y aurait l'infrastructure nécessaire pour évaluer la capacité du Canada si l'on tenait compte des secteurs mentionnés.
Méthodologie
Trente-neuf participants-clés œuvrant dans le domaine de la bioinformatique, provenant de l'industrie ou du milieu de la recherche, ont été identifiés par une méthode de recherche indirecte par le biais de l'internet et de commentaires de membres de BIOTECanada engagés dans la préparation de la récente proposition de RCE telle que décrite auparavant (voir l'annexe A pour la liste des participants-clés). Ces participants-clés ont été choisis parce qu'ils étaient en mesure de fournir de l'information pertinente à l'objectif de la présente étude, soit d'évaluer la capacité du Canada dans le domaine de la bioinformatique. Ils sont considérés comme des experts, dans le milieu de la recherche, dans le milieu universitaire et dans l'industrie, qui sont activement engagés dans la mise en place d'une infrastructure en bioinformatique au Canada. Seize de ces experts proviennent du secteur de l'industrie et vingt-trois travaillent dans le milieu de la recherche. Le milieu de la recherche comprend les institutions privées et les établissements publics.
La première recherche mentionnait des différences de points de vue et de priorités entre le secteur de l'industrie et le milieu de la recherche. À la suite de ce résultat, un petit questionnaire a été élaboré pour les personnes-ressources provenant du milieu de la recherche et un autre pour celles travaillant dans le secteur de l'industrie (voir annexe B). La majorité des enquêtes se sont faites par téléphone et quelques-unes par courrier électronique.
Des trente-neuf personnes avec lesquelles nous avons communiqué, vingt-trois ont répondu aux questions. Cet échantillon était constitué de huit personnes travaillant dans le secteur de l'industrie et de quinze personnes œuvrant dans le milieu de la recherche (voir l'annexe C pour les résultats de l'enquête). La taille de cet échantillon représente 59 % des participants-clés intéressés au domaine de la bioinformatique au Canada.
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Participants principaux
Il doit y avoir la contribution de personnes possédant différentes expertises si nous voulons que le domaine de la bioinformatique connaisse du succès au Canada et ailleurs. Ces personnes recherchées comprennent des réalisateurs de logiciels, des réalisateurs de matériel, des mathématiciens, des bioinformaticiens, des membres du milieu de la recherche, de l'industrie de la biotechnologie et du gouvernement.
D'un point de vue technique, il est important que les groupes de personnes suivants conçoivent des moyens de relier les disciplines en partenariats :
Réalisateurs de logiciels : |
Ces personnes sont importantes pour mettre au point des logiciels computationels appropriés permettant l'analyse en profondeur, et ce d'une façon efficace, d'une importante quantité d'information génétique. |
Réalisateurs de matériel : |
Ces personnes sont engagées dans une grande variété d'activités dont le développement de la robotique jouant un rôle dans les tâches d'échantillonnage / de préparation pour la cartographie et l'obtention des séquences d'ADN. Elles sont aussi responsables de la mise au point de l'automatisation du procédé de séquençage d'ADN. De plus, elles doivent continuellement concevoir des ordinateurs à plus haute vitesse et avec un plus grand espace mémoire de façon à pouvoir gérer rapidement la quantité croissante d'information génétique qui est générée chaque jour. |
Mathématiciens : |
Ces personnes sont celles qui interprètent les données et tirent des conclusions sur les relations génétiques. Elles doivent appliquer des techniques mathématiques, dont l'analyse statistique, les algorithmes et le génie logiciel et graphique, afin que les réalisateurs de logiciels puissent les introduire dans les programmes destinés à analyser la quantité importante de données qui sont, et qui seront, précieuses. |
Bioinformaticiens : |
Ces personnes doivent posséder une solide formation en sciences de la vie, idéalement dans une des disciplines suivantes : la biologie moléculaire, la pharmacologie ou la médecine. Il est également important que ces personnes aient des compétences en technologie de l'information. |
Pour avoir un point de vue plus stratégique, le milieu de la recherche et de la biotechnologie de même que le gouvernement doivent travailler ensemble.
Milieu de la recherche : |
Ce milieu est crucial pour assurer l'apport de personnes compétentes pouvant travailler dans le secteur de l'industrie ou dans le milieu de la recherche. Le milieu de la recherche est responsable de la plupart des nouvelles découvertes qui sont utilisées par l'industrie de la biotechnologie. Les chercheurs sont également des éléments-clés pour former des réseaux de personnes ayant des expertises différentes relativement à la bioinformatique afin de faire avancer la science et encourager et faciliter l'exploitation des résultats de recherches. |
Industrie de la biotechnologie : |
L'industrie est l'utilisateur principal de l'information provenant de la bioinformatique en milieu de recherche afin de concevoir des thérapies et des traitements potentiels. |
Gouvernement : |
Le gouvernement joue un rôle essentiel dans la mise en place d'une infrastructure assurant la croissance de la bioinformatique dans le milieu de la recherche et dans le secteur de l'industrie. Cette infrastructure doit également assurer que les participants canadiens possèdent la capacité d'être compétitifs au niveau international. Le gouvernement a entrepris des démarches initiales en ce sens en créant la banque de données de Ressource de bioinformatique Canada (RBC) et Génome Canada. |
Une communication et une collaboration efficaces au sein de tous les secteurs sont cruciales pour assurer le succès de la bioinformatique. Le milieu de la recherche, le secteur de l'industrie et le gouvernement doivent comprendre les besoins propres à chaque secteur et leur répondre adéquatement et rapidement par le biais de partenariats officiels et officieux.
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Secteur canadien de la génomique et de la protéomique
Secteur
La génomique englobe les connaissances liées au code génétique des êtres vivants et la compréhension de ce code. La recherche en génomique et en protéomique, la compréhension des modes d'interaction entre les protéines et les gènes sont le fondement même de la biotechnologie.
Une meilleure compréhension des gènes permettra de rehausser le diagnostic de certaines maladies, la détection de prédispositions génétiques à des maladies et la découverte de nouveaux médicaments.
Le gouvernement du Canada a choisi la recherche comme point central de son intervention en génomique. Il versé à Génome Canada des subventions qui totalisent 300 millions de dollars. Ce financement suscitera des investissements de 320 millions de dollars provenant des provinces et du secteur privé. On vise ainsi à faire du Canada un chef de file mondial dans des domaines précis de la recherche en génomique. Cinq centres régionaux de génomique ont été créés. Ils sont répartis dans les régions suivantes : la Colombie-Britannique, les Prairies, l'Ontario, le Québec et le Canada atlantique. Génome Canada est au cœur de la stratégie nationale dans le secteur de la recherche en génomique, pour le bénéfice des Canadiens. Le gouvernement du Canada a en outre alloué 55 millions de dollars supplémentaires pour la recherche dans les laboratoires gouvernementaux en vue de renforcer sa capacité sur le plan scientifique.
Quelque 56 entreprises œuvrent dans le domaine de la génomique et de la protéomique. On peut les répartir sommairement dans quatre catégories : les entreprises de développement fondé sur la génomique, les fabricants d'outils, les fournisseurs de logiciels de génématique et les entreprises de renseignements. Le secteur canadien de la génomique se compose essentiellement de petites entreprises, les trois quarts d'entre elles comptant un effectif de 50 employés ou moins.
Innovation
Jusqu'à présent, Génome Canada a investi dans des projets de recherche d'envergure, de même que dans des plates-formes scientifiques et technologiques d'un bout à l'autre du Canada. Les résultats de ces projets pourront être appliqués en santé, en foresterie, en agriculture, ainsi que dans les domaines des pêches et de l'environnement. Ils examineront en outre les aspects sociaux, juridiques et éthiques de la génomique, afin de tenir compte des préoccupations du public et de sensibiliser davantage la population à la recherche dans ce domaine.
On constate déjà l'incidence de ce financement. Quelque 2 000 chercheurs et techniciens travaillent dans les projets et les plates-formes qui ont été mis en œuvre grâce au premier cycle de financement. En outre, plus de 700 étudiants et stagiaires post-doctoraux en bénéficient, et plus de 117 universités, hôpitaux, fondations sans but lucratif et entreprises participeront aussi aux projets.
Des contributions clés à la génomique sont attribuables à des chercheurs canadiens. Le Dr Michael Smith a reçu le Prix Nobel de chimie en 1993 pour avoir donné à l'humanité un des outils cruciaux de la recherche en génomique. Le Dr Lap Chee Tsui a découvert le gène responsable de la fibrose kystique. Le Dr Jacques Simard, de l'Université Laval, est membre d'une équipe internationale qui a découvert des permutations de gènes qui accroissent la probabilité d'occurrence du cancer du sein, en particulier chez les jeunes femmes. Le Dr Ron Worton a découvert le gène qui est lié à la dystrophie musculaire.
Personne-ressource :
Elizabeth Cherrett
(613) 941-2997
cherrett.elizabeth@ic.gc.ca
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